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A propos

Qui sommes-nous ?

Salut Greg, tu es le fondateur de New Heidi, mais au fait, d'où ça sort ce nom, "New Heidi" ?

Quand j'ai lancé la marque, je voulais un nom qui raconte d'où on vient, mais qui dise aussi où on va.

Mon  ADN, ce sont les Alpes, j’ai grandi en Haute Savoie. Alors forcément, on a tous en tête l’image d’Heidi, la petite fille des montagnes, de la nature pure et des sommets. Mais je ne voulais pas faire de la nostalgie poussiéreuse. Du coup, j’ai fait un petit jeu de mots : New Heidi, ça sonne exactement comme New Idea (une nouvelle idée).

Et c’était ça, mon vrai point de départ : l'envie de lancer un nouveau business, mais en faisant les choses à l'endroit. Une "nouvelle idée" où on remet le bon sens, la transparence et le respect des humains au centre de tout. Le nom s'est imposé tout seul.

Et concrètement, comment est née la marque ?

Elle est née à Katmandou, au Népal, lors d’un voyage avec ma fille. C'est là-bas qu'on a découvert un savoir-faire qui nous a scotchés : des artisans qui façonnaient la laine feutrée de manière incroyable pour donner vie à toutes sortes de petits objets.

Mais le vrai déclic n'a pas été que visuel, il a été humain.

En poussant la porte d’un de ces ateliers, j’ai découvert qu'il était  labellisé Fair Trade (commerce équitable). Cette structure emploie  une communauté de femmes à qui elle permet de vivre décemment de leur travail et, surtout, de gagner leur indépendance financière. En rentrant, c'était une évidence : la "new idea", elle était là.

Parle-nous un peu de la fabrication de ces objets de déco et de la laine utilisée ?

C'est là que la magie opère, et c'est surtout là qu'on fait une vraie différence avec la déco industrielle.

D'abord, oubliez les machines, les produits chimiques toxiques et les solvants. Le feutrage de la laine est un savoir-faire artisanal ancestral qui demande un temps fou et une patience infinie. Pour transformer de la laine brute en une fleur éternelle ou en un petit objet de déco, les artisanes n'utilisent que trois ingrédients : de la laine, de l’eau, et du savon. C'est tout. En frictionnant la laine à la main, les fibres s'entremêlent et se resserrent jusqu'à devenir une matière solide et ultra-douce. Chaque pièce est à 100 % façonnée par des mains humaines.

Et pour la laine elle-même, tu  la sources comment ?

C’est une matière irréprochable sur deux points : le bien-être animal et la fin de vie du produit :

  1. Zéro souffrance animale : C’était la condition non négociable. Toute notre laine provient d'élevages garantis mulesing-free (sans mulesing). Pour faire simple, le mulesing est une pratique chirurgicale douloureuse subie par certains moutons pour éviter des parasites. Chez New Heidi, on refuse catégoriquement de cautionner ça. Notre laine est respectueuse de l'animal.
  2. Un produit 100% compostable : La plupart des objets de déco modernes finissent par polluer la terre pendant des siècles parce qu’ils contiennent du plastique caché. Nos objets, eux, sont faits de laine 100% naturelle et de teintures écologiques. Résultat ? Ils sont entièrement biodégradables. Si un jour vous décidez de vous en séparer, vous pouvez littéralement les mettre au compost. Ils retourneront à la terre sans laisser la moindre trace de plastique. C'est ça, notre définition du bon sens.

Mais alors, tout est parfait dans un monde idéal ?

Ce serait trop beau, et je ne vais  pas vous raconter des contes de fées. On a tout à fait conscience des limites de notre modèle, et il y a une ombre au tableau : le transport.

La laine garantie sans mulesing vient de Nouvelle-Zélande. Ensuite, elle voyage jusqu’au Népal pour être travaillée à la main par nos artisanes. Et enfin, les produits finis reprennent la route pour arriver chez nous, puis chez vous. 

Et tu comptes faire quoi ?

On n'a pas encore de solution magique. ce savoir-faire unique qui n'existe qu'au Népal, il n’a pas de mouton au Népal (c’est plutôt les yaks là-bas …), et cela ne changerait rien d’envoyer de la laine européenne. Ce changement est malheureusement aujourd'hui impossible à notre échelle.

Alors, on fait un choix : on préfère assumer cet impact transport plutôt que de transiger sur l'humain (le salaire équitable des femmes à Katmandou) ou sur l'animal (le refus du mulesing). En contrepartie, on s'assure de créer des objets d'une qualité telle que vous les garderez toute votre vie. On compense l'empreinte du voyage par la durabilité de l'objet. Ce n'est pas parfait, mais c'est notre arbitrage pour l'instant, et on tenait à ce que vous le sachiez.

Ta plus grande satisfaction dans ce projet après ces 2 ans d’activité ?

C'est l'impact réel, concret, sur la vie des gens là-bas.

En deux ans à peine, on a réussi à créer plus de 100 emplois au Népal. Ce ne sont pas juste des chiffres sur un tableau Excel : ce sont 100 femmes qui ont aujourd’hui un salaire digne, une sécurité au quotidien et leur indépendance dans un pays très pauvre.

L’émotion a été hyper intense récemment, lors de la visite d’un tout nouvel atelier entièrement dédié à notre production à Katmandou. Voir ces femmes travailler dans de bonnes conditions, fières de leur savoir-faire, et se dire que tout cela est parti d'un voyage en famille et d'une "nouvelle idée" en Haute-Savoie... c'est de loin ma plus belle victoire. C'est pour ça que je me lève le matin.

Pour finir, des projets pour New Heidi ?

Ok, je vous fais un petit teasing.

Nous travaillons déjà sur la suite. Notre prochain défi, c'est un projet d'upcycling. On est en train de développer une nouvelle gamme d'objets de déco  fabriqués en Inde (toujours du commerce équitable) à partir de déchets recyclés issus de l’industrie textile. Redonner vie à ce que le monde rejette, c'est notre prochain cap.

Mais ça, c’est une toute nouvelle aventure, et promis, on vous raconte tout en détail en 2027…